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Niveaux de signature SES / AES / QES

Le règlement européen eIDAS (n°910/2014) définit trois niveaux de signature électronique, à valeur juridique croissante. TrueSign couvre les trois via Yousign, prestataire de confiance qualifié — les signatures sont valides dans les 27 pays de l'UE.

Les trois niveaux

SES SimpleAES Avancée — défaut TrueSignQES Qualifiée
Authentification du signataireLien e-mail (OTP e-mail en option)OTP SMS — identité liée au numéroVérification d'identité par prestataire qualifié
Usage typeDocuments internes, accusés, NDA simples95 % des contrats B2B : commercial, RH, avenantsActes à formalisme renforcé (notarial, crédit conso…)
Valeur juridique eIDASRecevableRecevable, identification fiable du signataireÉquivalente à la signature manuscrite
Expérience signataireLa plus fluideCode SMS avant signatureParcours d'identification préalable

Choisir un niveau

  • Le niveau se configure par template (ou à l'envoi) ; l'authentification se règle par signataire.
  • AES est le défaut : le bon équilibre valeur juridique / fluidité pour les contrats courants. Le téléphone du signataire (format international) est alors requis.
  • Sous AES, l'interface ne propose que l'OTP SMS — et retire l'option de surcharge par signataire : le niveau contraint le mode d'authentification à la source, pour qu'une paire niveau/authentification invalide ne puisse jamais atteindre le fournisseur.
  • En QES, le parcours d'identification est entièrement géré par le prestataire qualifié — TrueSign omet automatiquement les réglages d'authentification incompatibles.
Le niveau dépend aussi du fournisseur

Yousign couvre les trois niveaux. weSign — le moteur de signature intégré à votre org — produit exclusivement de la SES : pas de scellement PKI, pas d'horodatage qualifié, pas de vérification d'identité, pas d'OTP SMS. Un envoi exigeant l'AES ou la QES sur weSign est refusé explicitement — jamais rétrogradé en silence. Voir Fournisseurs de signature.

Renforcements optionnels

Cumulables avec le niveau, par signataire :

  • Code d'accès — un code secret communiqué hors-bande (téléphone) est exigé avant l'accès au document ;
  • Vérification d'identité (ID Check) — pièce d'identité + selfie avant signature ;
  • Livraison par SMS — l'invitation part par SMS au lieu de l'e-mail.

Pour un accord de confidentialité sensible : code d'accès communiqué par téléphone + OTP SMS — double authentification avant l'accès au document.

La preuve

Chaque signature produit un certificat de preuve, opposable en cas de litige. Son contenu dépend du fournisseur :

Yousign — identité authentifiée, horodatage qualifié, scellement cryptographique et empreintes du document.

weSign — le certificat est la preuve, puisqu'il n'y a pas de scellement PKI. Il porte :

  • l'empreinte SHA-256 du document : modifiez un seul octet du fichier signé et l'empreinte ne correspond plus ;
  • pour chaque signataire — e-mail, date et heure de signature, date et heure de lecture du document, mode d'authentification, adresse IP ;
  • les réponses déclarées (les champs remplis), avec leurs libellés ;
  • l'empreinte de la marque de signature dessinée, conservée dans votre org.
Pourquoi une empreinte plutôt que l'image de la signature

Une image de signature ne prouve rien par elle-même — elle se copie. Son empreinte, elle, permet de vérifier que la marque conservée dans l'org est bien celle qui a été certifiée au moment de signer. C'est une preuve plus forte, pas un renoncement.

Le certificat se télécharge avec le document signé, y compris par un destinataire en copie. Voir aussi Logs & audit.